Puzzles en bois paysages et monuments
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Des lieux plutôt que des créatures
Six de ces puzzles paysage en bois sont des photographies inscrites dans un disque de 30 cm : le Machu Picchu sous les nuages, le mont Fuji, le Grand Canyon, un champ de thé en terrasses, l'aurore boréale au-dessus d'une cascade islandaise, et la Grande route de l'océan. Deux montrent la Terre vue de l'espace, l'une en grand format et l'autre assez petite pour un enfant. Un autre est une carte de France dessinée comme un circuit illustré. Et un dernier, malgré son nom, est un imposteur sur lequel nous reviendrons.
La distinction compte, parce que tout le reste de ce que nous fabriquons relève de l'ornement. Ici, l'imposteur mis à part, l'image est un lieu réel, reproduit, et la découpe traverse cette image sans égard pour ce qu'elle contient.
Pourquoi une photographie est-elle plus difficile qu'un motif ?
Les modèles ornementaux vous donnent des formes cernées d'un trait, des aplats de couleur et des limites nettes. Une photographie ne vous donne rien de tout cela. Le ciel n'est qu'un dégradé continu, l'eau ne porte aucun motif répété, et une paroi de falaise, ce sont mille petites variations du même brun. Le format rond aggrave la chose. Il n'y a nulle part de coin ni de bord droit, seulement une courbe, si bien que l'habitude d'assembler le bord d'abord vous donne un anneau de pièces presque identiques qui pourraient se placer à peu près n'importe où le long du bord.
Comment monte-t-on un disque de paysage ?
Ceux-là se montent par la ligne d'horizon. Chacun des disques de paysage a une frontière où une matière en rencontre une autre : le ciel contre la crête sur le Machu Picchu, l'aurore contre la colline noire sur la planche de l'aurore boréale, l'eau contre la roche sur la Grande route de l'océan. On trouve cette ligne d'abord, on la pose en travers du disque, puis on traite les deux moitiés comme deux tâches distinctes aux règles différentes.
La moitié du ciel est celle où l'on ralentit, et celle où les pièces figuratives aident. Comme ce sont des formes reconnaissables plutôt que des fragments photographiques, elles servent de points fixes dans des zones qui en sont sinon dépourvues.
Quels modèles ne sont pas des paysages ?
La Planète Terra est la Terre vue de l'orbite, centrée sur l'Europe et l'Afrique, et c'est le seul modèle de la collection où le sujet et la forme s'accordent : une image ronde d'un objet rond. La Petite Terra est la même idée à 15 cm et 35 pièces, pour un enfant.
La France Découverte est encore autre chose. Elle est découpée au contour du pays et remplie de monuments dessinés par région – Paris, la Bretagne, la Provence, Rocamadour, Biarritz – si bien qu'elle fonctionne autant comme une carte que comme un puzzle. Avec ses 38 cm, c'est la plus grande planche de cette collection.
Et La Planète Marina, malgré son nom, n'est pas du tout une photographie : une planète océan inventée, un disque rempli d'un bord à l'autre de coquillages, de poissons et d'hippocampes dessinés. Elle figure dans cette collection pour son nom et sa forme, mais c'est de cœur qu'elle appartient à notre collection mer et océan.
À qui s'adressent ces puzzles ?
Ce sont les modèles que l'on achète en pensant à un lieu précis : un lieu où l'on est allé, un lieu où l'on compte aller, ou un lieu d'où vient quelqu'un d'autre. C'est un achat différent de celui des puzzles d'animaux, où le sujet se choisit pour son allure. Il vaut la peine de vérifier lequel des six paysages est celui qui compte pour la personne à qui vous l'offrez, parce qu'ils ne sont pas interchangeables comme le seraient deux oiseaux ornementaux.

































